Mardi 9 janvier : Echanger, distribuer, distribuer

July 17th, 2007

 
L’Internet comme architecture
La neutralité technologique
Logiques pull et push, RSS, Web 2.0
Agrégation de contenus et assemblage de systèmes, mash up
Peut on  décrire le Web 2.0 en termes d’architecture?
Peut on  parler , et en quel sens, d’architectures de participation ?

Intervenants

Bernard Benhamou est Maître de conférence pour la Société de l’Information à l’Institut des Etudes Politiques de Paris.
Il est aussi Chargé de mission auprès de l’Ambassadeur français délégué pour le Sommet Mondial pour la societe de l’information (SMSI)
http://www.netgouvernance.org/

Jean-Michel Cornu est  Directeur Scientifique de la Fondation pour l’Internet Nouvelle Génération FING
Il est aussi Président d’honneur du centre de ressources pour les télévisions de proximité et les producteurs multimédias VIDEON
http://www.cornu.eu.org/

Guillaume Champeau est journaliste et fondateur du site Ratiatum.com  (premier site français grand public
dédié aux problématiques de l’industrie culturelle face à Internet, et en particulier au P2P).

Guillaume Champeau est  également à l’initiative de projets Web 2.0 tels que LinkedFeed et le tout récent Matoumba.com.

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Nicorette

Blogs et wikis de référence sur le Web 2.0

December 7th, 2006

TechCrunch en français
Traduction en français du célèbre blog américain sur l’actualité du Web 2.0. Le traducteur y ajoute également quelques news spécifiquement françaises.
http://fr.techcrunch.com/

FredCavazza.net : Web 2.0
www.fredcavazza.net

web20workgroup.fr
Le groupe web2.0 est un réseau de blogues francophones attentifs à la renaissance du web. Les membres du groupes ont pour but de diffuser largement les nouveautés, bonnes pratiques et initiatives innovantes, collaboratives, ouvertes qui soutendent ce phénomène connu sous le nom de web2.0. La somme des diverses expertises sur les domaines couverts doit apporter au lecteur une meilleur compréhension de l’évolution que le web connaît.
http://web20workgroup.fr/

Overcrowded?
Un réseau d’acteurs passionnés par internet et ses usages.
Une plateforme ouverte pour favoriser les échanges et circulations entre acteurs et projets dans un contexte global d’évolution des processus d’innovation.
Prospectif : Un outil de développement financier au service des projets issus de l’internet.
http://overcrowded.anoptique.org/

Richard MacManus
Tales from the Web 2.0 Frontier
(en anglais)
http://blogs.zdnet.com/web2explorer/

Transnets
le blog de Francis Pisani, journaliste indépendant, installé depuis 1996 près de San Francisco et de la Silicon Valley. Francis Pisani écrit régulièrement sur tout ce qui touche aux technologies de l’information et de la communication telles qu’on les comprend et les perçoit en Californie.
http://pisani.blog.lemonde.fr/

Standblog
Tristan Nitot sur les standards du Web, les navigateurs et la technologie
http://standblog.org/

Cleverage
Veille sur l’Internet 2.0
http://www.clever-age.com/veille/blog/l-internet-2.0-.html

Laurence Allard : Express yourself 2.0 ! Blogs, podcasts, fansubbing, mashups… : de quelques agrégats technoculturels à l’âge de l’expressivisme généralisé

November 27th, 2006

Proam, egocasting, folksonomy, « commons production peer based »… la liste des néologismes et anglicismes est encore ouverte pour décrire une dé-massification tendancielle des culturemédias, se traduisant notamment par une logique souvent qualifiée d’auto-programmation et d’auto-médiation culturelles, et que nous voudrions observer dans cette étude, à travers certaines pratiques à l’oeuvre sur le réseau Internet. Parmi les expérimentations et innovations qui auront notoirement accentué une logique que nous proposons nous de qualifier plutôt « d’expressiviste », il semble heuristique de s’attacher aux dispositifs de publication de contenus que constituent les sites personnels, les blogs et leurs technologies appareillées (syndication et tags, podcasting, videoblogging…) ainsi qu’aux réseaux d’échanges entre pairs et leurs pratiques associées (fansubbing, fansfilms…)

Notre interrogation portera plus précisément sur le pourquoi et le comment d’une telle singularisation de la culture de masse que manifestent ces petites formes digitales expressives.

La suite 

Voir aussi : http://wiki.politechnicart.net

Architectures participatives : Vers le blogging structuré : la leçon de Del.icio.us : Samuel Rose. “Structured Blogging,The “Del.icio.us Lesson, Personal Datamining and The Knowledge Commons”

Agrégation de contenus Tag CPE: Les casseuses du CPE Tag Politechnicart : les mille yeux du web

Termitières numériques ou les blogs comme technologie agrégative du soi

Xavier Lacot : Classer, trier et tagguer pour retrouver : les enjeux documentaires du Web (2.0)

November 27th, 2006
Jusqu’à la période 2003-2004, les créateurs de contenu constituaient une frange assez marginale des utilisateurs du Web. Les utilisateurs étaient avant tout les consommateurs d’une information produite par quelques sources, et éventuellement reprises sur d’autres pages - les fameuses “pages personnelles” en tête. Avec l’avènement des blogs et de l’expression personnelle, la donne a peu à peu changé, pour finalement donner corps à un nouveau Web, un réseau de services au sein duquel l’internaute est autant créateur d’information qu’il en est consommateur.”Web 2.0″. Le terme lui-même est à la fois adulé et décrié, porté aux nues puis piétiné. Il annonce un changement dans les habitudes bien établies du mode de consommation de l’information disponible sur Internet, sans pour autant en énoncer les nouvelles règles ou le fonctionnement. Du point de vue des experts techniques, la supercherie va même plus loin, parce que la sphère du Web 2.0 ne met en oeuvre aucune nouvelle technologie et ne fait appel à aucune innovation inconnue jusqu’alors. La nouveauté n’est donc pas d’ordre technologique; elle réside dans les pratiques associées à l’emploi du Web. Plusieurs éléments permettent de les caractériser :

  • la conception graphique répond à des standards agréables et aisément identifiables.
  • les temps de compréhension et d’attente sont réduits ; la simplicité va de pair avec la fiabilité des outils proposés.
  • l’information, quel que soit sa nature et son support - écrits, photos, vidéos, sons, liens - s’organise autour de l’internaute, de façon à lui en donner un accès plus aisé et convivial.

Le “Web 2.0″, ce sont donc de nouveaux axiomes pour le Web, un nouvel ordre dans les envies, les pratiques et les habitudes des internautes. Il n’est plus question de contenus créés par des organismes de presse, diffusés à coup de grosses campagnes marketing, puis cosommés par les utilisateurs du Web, mais bien plus de la promotion d’outils permettant de replacer l’internaute au coeur du processus de production et de gestion de l’information.

Tags contre catégories : quelle est la valeur ajoutée ?

L’utilisation des tags a été à la source de bouleversements rapides et phénoménaux dans les habitudes des usagers. Si on se concentre sur la classification de liens Internet ou de “bonnes adresses Web”, le changement a été radical. Alors que les utilisateurs partageaient leurs recherches entre les favoris (ou marque-pages) enregistrés sur leur ordinateur, et les annuaires en ligne sur le contenu desquels ils n’avaient aucun contrôle, l’introduction de services de gestion communautaire des marque-pages par tags, tels del.icio.us ou blogmarks.net, a révolutionné le secteur. Les avantages pratiques sont de différentes natures.

Tout d’abord, les utilisateurs bénéficient d’une liberté sémantique dont ils ne disposaient pas avec les annuaires comme DMOZ : ce sont eux qui définissent l’organisation et l’architecture de leurs liens favoris. Ils sont les initiateurs de la classification, et sont libres d’employer leur vocabulaire pour trier leurs informations à leur image. Outre son aspect “égocentrique”, ce mode de classification de données par tags fait également intervenir d’autres aspects ludiques qui incitent les utilisateurs à produire des marquages et à qualifier les contenus.

Ensuite, les tags sont adaptés au Web, ou en tout cas ils sont plus adaptés au Web 2.0, héritier des blogs, que ne peut l’être la classification de données par catégories. Depuis ses débuts, l’expansion du Web est constante dans son exponentiation, mais elle s’accompagne depuis peu d’une densification des idées véhiculées. Si, auparavant, un annuaire pouvait se contenter de lister les pages d’accueil de différents sites, cela a beaucoup moins de sens aujourd’hui. L’apparition des blogs à toutes les échelles de la société a inversé ces pratiques. Les blogs sont, par nature et par définition, les reflets des pensées de leurs auteurs, et traitent au sein d’un même espace de sujets divers et variés que l’on ne peut englober dans une catégorie unique. Le marquage par tags permet de contourner ces obstacles et permet d’indiquer l’hétérogénéité des pensées d’un auteur.

Le “tagging”, des pratiques sociales pour des usages personnels

L’introduction des nouveaux outils du “Web 2.0″, motivée par la démocratisation de la production de contenus Web, a entrainé une certaine mutation des pratiques et usages jusqu’alors établis. Si l’internaute n’est plus seul dans sa recherche d’information, il est paradoxalement devenu le seul maitre de son processus informationnel. Le procédé se résume en une formule : qualifier ensemble, pour choisir seul.

L’utilisation des tags est essentiellement sociale, dans la mesure où toute ressource tagguée est visible aux autres utilisateurs effectuant une recherche sur ce tag. Et au delà de la simple consultation, ce sont tous les acteurs d’une plateforme sociale qui sont acteurs du marquage des données : si le créateur d’une ressource peut décider de la tagguer, ses lecteurs peuvent faire de même. Ensemble, ils qualifient cette information.

Une fois l’information qualifiée, son emploi peut prendre des formes multiples. Les tags peuvent ainsi, à tour à tour, être employés en tant que mode de navigation et de découverte de nouvelles informations, terrains de partage des savoirs, mémoire thématique, marqueurs de centres d’interêts communs, etc. En résumé : auparavant, nous cherchions ce que d’autres avaient catégorisé ; désormais, nous parcourons sans plus le perdre ce que nous participons à qualifier.

Et le Web Sémantique, dans tout ça ?

Le marquage de l’information par les tags ne constitue pas, cependant, la solution ultime pour exprimer des concepts en leur ôtant leur ambiguïté sémantique. Il y a, principalement, deux raisons à cela : la synonymie et l’homographie.

Tout d’abord, les tags ne permettent pas d’exprimer fidèlement et de manière formelle une pensée. Si je taggue un document avec le mot “roman”, il est probable qu’un autre utilisateur, lui, préfèrera le terme “littérature”. Bornés à ce qu’ils sont actuellement, les systèmes de tags n’ont donc un intérêt pour la qualification des données que lorsqu’ils sont utilisés en masse : c’est là le seul moyen de conserver la flexibilité du système tout en gommant ses problèmes de synonymie.

Ensuite apparaissent les barrières de l’homographie, encore moins évidentes à contourner. Lorsque je taggue une ressource avec le mot-clé “mousse”, il peut s’agir indifféremment d’une mousse au chocolat, d’un apprenti marin ou de l’humus qui recouvre les arbres. Dans ce cas, seule l’association de plusieurs tags permet de lever l’ambiguïté. Bien que les homographies soient généralement assez rares au sein d’une même langue, le problème se pose lorsqu’on souhaite déployer un système de tags recouvrant des groupes de langues différentes. Par exemple, si un utilisateur francophone taggue une ressource avec le mot “car”, en pensant à un bus, un utilisateur anglophone comprendra que la ressource a été tagguée avec le concept d’”automobile”.

Plusieurs solutions sont à l’étude pour contourner ces problèmes et se rapprocher d’un Web Sémantique. L’expression de faits non ambigus au sujet de ressources données peut se faire par le biais d’ontologies; depuis 2004, le W3C (World Wide Web Consortium) s’est doté d’un langage XML permettant de décrire des ontologies (OWL - Web Ontology Language). Ce qui manque, désormais, ce sont les outils adaptés pour peupler ces ontologies. Les wikis sémantiques sont une tentative, mais leur emploi demeure encore trop complexe pour obtenir du succès auprès du grand public. Une fois que ces outils seront en place, l’universalisation des informations disponibles sur le Web pourra à nouveau faire un pas en avant.

http://lacot.org/trac/wiki/webTagging

Vers un nouveau big bang documentaire ?

November 24th, 2006

Le document est plus que le texte

Dans ses déclinaisons matérielles et communicationnelles tout d’abord (multimédia). Dans ses résonnances sociales ensuite. Il semble aujourd’hui que « ceci » (le document) ait non pas « tué » mais remplacé « cela » (le texte).

Le phénomène que nous voulons ici analyser concerne le document à l’échelle de son déploiement sur les réseaux : en changeant d’échelle, il change nécessairement de nature. Le néologisme « docuvers » (contraction de document et d’univers) sur lequel nous reviendrons en est l’incarnation la plus claire. Or du point de vue de l’accès et de l’organisation des connaissances dans une perspective bibliothéconomique, l’arrivée des moteurs de recherche, la modification des acteurs de la chaîne documentaire, la possibilité offerte à chacun d’être auteur, éditeur et/ou diffuseur, l’atomisation et la fractalisation à laquelle sont soumis des corpus et/ou des documents autrefois perçus comme autant d’objets homogènes, cet ensemble de paramètres bouleverse et conditionne les usages associés au document. Cet article se propose de réfléchir à ces usages en adoptant la perspective d’analyse décrite ci-après. La problématique documentaire à l’échelle des micro-réseaux (Intranets) comme des macroréseaux (Internet) s’est aujourd’hui presqu’entièrement focalisée sur les deux questions que sont d’une part, le traitement de masses et de corpus documentaires inédits dans leur forme (formats) et dans leur taille (volumétrie), et d’autre part la question de la recherche et de l’accès pertinent et/ou raisonné auxdits documents. De nouvelles logiques documentaires sont donc apparues marquant l’inscription de l’actuelle médiasphère dans un paradigme qui, plus que jamais, est celui décrit par la notion d’archive foucaldienne (FOU 94)1. A l’appui de ces logiques, deux phénomènes interrogent particulièrement la question des pratiques et des usages du document.

Hypothèses

Il s’agit, premièrement de l’arrivée et de la généralisation des pratiques d’indexation sociales, baptisées « folksonomies », dont l’horizon définitoire hérite de problématiques anciennes (organisation et classification des connaissances) mais également ancrées dans des pratiques métier d’ordre techniciste (conservation et accès aux documents, métadonnées, Dublin Core), et enfin augurant des développements actuels sur le web de prochaine génération (web 2.0, ontologies sociales, web sémantique et socio-sémantique). Ces pratiques (folksonomies) disposent aujourd’hui d’outils et d’interfaces permettant un « balisage »2 entièrement subjectivé et à vocation non pérenne de l’information et plus globalement des objets de connaissance.

L’autre phénomène qui découle directement du premier concerne cette fois la renégociation, pour la sphère documentaire, de l’habituelle dialectique entre « carte » et « territoire », notamment observable au travers de ce symptôme que constituent les pratiques de « geotagging » (localisation et indexation géographique) mais également le constat, nouveau à cette échelle d’observation, d’une harmonisation et d’une auto-régulation spontanée de cette description pourtant aléatoire et non-raisonnée des contenus documentaires de toute nature (photos, textes, vidéos) avec la mise en place de motifs (patterns) tendant à démontrer qu’il pourrait exister pour tout ensemble ou unité documentaire donné, une série de termes (descripteurs) constituant le plus petit lexique commun permettant de la décrire pour optimiser son partage, son repérage et sa localisation. La préemption par un public non expert de techniques d’analyse et d’outils s’inscrivant habituellement dans l’héritage de la linguistique de corpus et plus globalement des sciences du document pose également question sur la nature de ce processus de description, sur les objets qu’il prétend embrasser, sur les processus de validation afférents et enfin, sur sa pérennité à l’échelle de la sphère publique connectée.
Etude exploratoire des pratiques d’indexation sociale comme une
renégociation des espaces documentaires. Vers un nouveau big bang
documentaire ?

Olivier Ertzscheid, Maître de Conférences., Université de Nantes. IUT de la Roche sur Yon.
& Gabriel Gallezot Maître de Conférences
Université de Nice - Sophia Antipolis

La suite (pdf)

Tristan Rivoallan et Benoît Fleury : les tags, c’est la liberté

November 24th, 2006

Tristan Rivoallan et Benoît Fleury sont deux des fondateurs de BlogMarks.net, l’un des principaux équivalents francophones de del.icio.us. BlogMarks.net a été ouvert en février 2005 et propose aux internautes de partager leurs signets, en les taguant avec des mots-clés choisis par l’utilisateur.

InternetActu.net : Pouvez-vous donner quelques éléments quantitatifs sur l’utilisation de BlogMarks (nombre de tags, nombre d’utilisateurs…) ? Quels sont les principaux usages qui en sont faits ?

Tristan Rivoallan : Aujourd’hui, BlogMarks.net agrège 146 851 liens catégorisés par 32 721 tags. Le service compte 2462 utilisateurs.

On discerne trois grands types d’usages :

* La gestion décentralisée de ses marques-pages personnels ;
* L’intégration à un site personnel (voir par exemple la section liens de Vodkacoca) ;
* Le partage de liens communautaire (cf. le tag “transnets“, initié par Francis Pisani, et le “groupe clever age“) ;

Bien entendu, ces types d’utilisation ne sont pas mutuellement exclusifs.

InternetActu.net : Comment expliquez-vous l’engouement des internautes (au plan mondial) pour les services basés sur des tags ?

Benoît Fleury : Il y a un système de tags là où il y a partage de l’information. Alors est-ce les logiciels sociaux qui sont à la mode où les systèmes de tags ? Mais il est vrai que le “tagging” apporte liberté (chacun met le tag qu’il veut), souplesse (pas de schéma de catégories fixé a priori) et simplicité (taper un label dans un champ de formulaire ou cliquer sur un ancien tag) qui peut expliquer qu’il soit préféré au “vieux” système par catégories.

Tristan Rivoallan : Je pense que trois facteurs principaux font le succès de ces services :

* Leur simplicité : Lorsque l’on tombe sur un article, une image ou un livre intéressant, un certain nombre de concepts liés à cet élément nous viennent immédiatement à l’esprit. Or contrairement au classement hiérarchique classique (type annuaire Yahoo), le classement par tag permet de relier immédiatement tous ces concepts à l’élément. Pas besoin de réfléchir à quel endroit de l’arborescence le placer, puisqu’il n’y a pas d’arborescence.
* Le fait qu’ils soient adaptés au web : Internet met à notre disposition un énorme volume de données. Les tags offrent à chacun un moyen de classer ces données efficacement et d’être sûr de pouvoir les retrouver facilement dans le futur.
* Le contexte social : Chaque tag que nous appliquons à un élément parle un petit peu de ce qui nous intéresse. Quand on tague un élément, le feedback social est immédiat : on découvre immédiatement qui utilise les mêmes tags, etc. Cela rend le processus plutôt amusant et pousse les gens à l’utiliser encore plus.
La suite

André Gunthert : Flickr, mode d’emploi

November 24th, 2006

Le premier livre consacré à l’usage de Flickr est l’œuvre d’un jeune australien, Richard Giles. Cet ouvrage pratique est avant tout dédié à la maîtrise des multiples fonctionnalités qu’offre le site de partage d’images, tâche dont il s’acquitte très honorablement. Compte tenu de la méconnaissance du phénomène Flickr à laquelle on se heurte encore trop souvent en France, sa consultation n’en reste pas moins des plus utiles pour une prise de contact générale.

Qu’est-ce que Flickr? Une banque d’images? Un site de stockage de photographies amateurs? Pas le moins du monde. De tels outils sont nombreux sur internet, sans qu’un seul puisse soutenir la comparaison avec celui qui est rapidement devenu l’un des plus grands succès du web interactif et qui compte désormais parmi les sites les plus utilisés au monde. Créé en février 2004, racheté par Yahoo! en mars 2005, Flickr dénombre aujourd’hui plus de 3 millions d’abonnés. Le total des photographies téléchargées, quant à lui, est passé de 100 millions en février 2006 à près de 150 millions aujourd’hui - un taux de progression renversant. Cette réussite exemplaire tient au principe même sur lequel repose cet outil: créer de l’interaction avec les images.La suite

FlickR, l’une des choses les plus importantes qui soit arrivée à la photographie

November 24th, 2006

InternetActu.net : Qu’est-ce qui vous a amené à vous intéresser à FlickR ?

André Gunthert : Depuis quelques années, on entend souvent dire que la photographie numérique constitue une incroyable révolution. On lit tout un corpus de mots évocateurs de ce bouleversement qui me rappellent les propos des photographes et des amateurs de photographies des années 1880. A cette époque, on assiste à une transition technologique qui amène la naissance de la pratique amateur, de la photo de presse comme de la photo scientifique. Un épisode perçu et décrit par ses contemporains comme une révolution. Cette analogie me permet de disposer de quelques outils méthodologiques et conceptuels pour apprécier la perception de cette nouvelle révolution.

Il est vrai que l’arrivée de la photo numérique a été perçue comme une rupture. Depuis le début des années 90, les médias comme beaucoup de photographes professionnels - qui ont longtemps résisté au changement -, d’intellectuels et d’universitaires spécialistes des Visual Studies, disent que “la photo est morte”. Pour beaucoup, l’image numérique signe la fin de la photographie car elle ne pourra jamais avoir la même valeur de vérité que les anciennes formes d’enregistrement.

De mon point de vue, ce n’est pas la description que je ferais. On peut dire que la photo n’a pas disparu, qu’elle est même plus forte que jamais dans la plupart de ses aspects : on ne pouvait peut-être pas le percevoir avec autant de netteté il y a deux-trois ans, mais on peut le dire plus clairement après dix années de transition. Car l’essentiel de cette transition est désormais derrière nous, et FlickR est probablement l’un des bons exemples de la manifestation de cette transition.

Le séminaire que j’anime à l’EHESS a été créé dans le but d’analyser ces modifications. En cours de route, FlickR est apparu comme l’un des symptômes les plus importants et les plus significatifs de cette évolution, car il résume tout. Pour utiliser FlickR, il faut toute la technique nécessaire au photographe d’aujourd’hui pour produire et gérer ses images (ordinateur, internet, scanner, appareil photo numérique…). Et du point de vue des photographes, ces bouleversements technologiques changent la donne : aujourd’hui, on fait autant de la photo avec un ordinateur qu’avec un appareil photo.

La suite

Troisième séance du séminaire “Culture 2.0″

November 24th, 2006

28 novembre 2006 a14h30-17h30
Salle Rameau (sous-sol)
182 rue Saint Honoré 75001

Rechercher, conserver, archiver, classer, indexer, taguer, annoter, géolocaliser

Les nouvelles pratiques documentaires : moteurs de recherche, « indexation sociale », folksonomies, « recherche communautaire ».
Les nouvelles bibliothèques.

• Sandrine Murcia  (Google France) « Moteurs de recherche, moteurs de culture » (titre provisoire)
• Laurence Allard : “Tagger : Expérimentations identitaires et culturelles”
• André Gunthert (EHESS) :  Nouveaux usages de la photographie (titre provisoire)
• Xavier Lacot (Clever Age) : Tags et web sémantique (titre provisoire)

Intervenants

Sandrine Murcia est directrice marketing de Google France.

Laurence Allard est  Maître de conférences à  Université Lille 3 (Arts et Culture).
Elle a publié  récemment  “Express Yourself 2.0″ et
Termitières numériques ou les blogs comme technologie agrégative du soi
Voir aussi le wiki  http://wiki.politechnicart.net

André Gunthert, maître de conférence à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), chercheur au Laboratoire d’histoire visuelle contemporaine (Lhivic), concepteur d’Actualités de la recherche en histoire visuelle et rédacteur en chef de la revue Etudes photographiques.
Lire, notamment :
FlickR, l’une des choses les plus importantes qui soit arrivée à la photographie
Flickr, mode d’emploi

Xavier Lacot est chef de projet chez CleverAge
Il collabore à Blogmarks
Il a publié récemment
Le Web Sémantique en entreprise : comment et à quels niveaux ?

Colloque : Les arts visuels, le web et la fiction

November 24th, 2006

Colloque international
Université Paris 1, Panthéon-Sorbonne
Salle des conseils et Amphithéâtre Turgot

- 24 et 25 NOVEMBRE 2006 –

CERAP, Centre d’Etude et de Recherche en Arts Plastiques, U.F.R. 04
47/53 rue des bergers, 75015 Paris

Contact et organisation : Bernard Guelton

Avec la participation de John Cornu, Karim Charredib, Isabel Da Cunha de Almeida, Cheng Yu Pan

Université de St Étienne : CIEREC

Ce colloque sur les arts visuels, le web et la fiction a pour ambition d’interroger les œuvres artistiques appartenant aux arts visuels mais également celles réalisées sur l’internet dans leurs rapports à la fiction.

Les arts visuels

Si la littérature et le cinéma ont nourri une réflexion approfondie sur la fiction, d’autres domaines liés aux arts visuels sont largement restés inexplorés. Ainsi l’exposition peut recourir aux fictions canoniques (vidéo, cinéma, dispositifs textuels), mais aussi à l’image fixe, l’installation ou la performance. Quelle est l’importance respective de chacun de ces éléments en rapport avec la fiction ? Que produisent leurs éventuelles cohabitations ? Quelle est la place dévolue au « scénario », celle relative au concepteur ou au visiteur de l’exposition ?

Deux lieux communs informent massivement l’art contemporain dans son rapport à la fiction. Le premier consiste à qualifier l’œuvre d’art comme suspendue entre réalité et fiction. Le second justifie cette indétermination comme une conséquence de la spectacularisation du monde, l’indistinction entre le vécu et sa représentation. Que recouvrent ces lieux communs ? Quelles sont les limites du tout fictionnel ?

Dans quelle mesure l’élaboration et le vécu collectif des œuvres sont-ils contradictoires ou constitutifs d’une fiction ? Ludiques, politiques, les œuvres collectives peuvent impliquer un assujettissement fort différent au monde. L’univers du jeu est susceptible d’engager un rapport direct à la fiction. L’interrogation d’un univers social peut procéder d’une utopie, d’une « micro - utopie » ou d’une action directe sur le monde.

Le web

Les travaux artistiques réalisés sur l’internet modifient-ils notre appréhension de la fiction ? Le brouillage des différences entre auteur et utilisateur, original et duplication ne demandent-ils pas de reconsidérer notre approche de la fiction ? L’autonomie toujours croissante du web, son auto-référentialité, permettent-ils toujours de distinguer entre domaines factuels et fictionnels ? Les distinctions entre réalité et vérité, falsification et fiction qui ont permis de construire diverses approches de la fiction semblent confondues dans les discours qui tentent d’approcher l’univers de l’internet.

Dans quelle mesure l’élaboration et le vécu collectif des œuvres sont-ils contradictoires ou au contraire constitutifs d’une fiction ? Cette question évoquée à propos de l’art contemporain retrouve dans l’univers du web une résonance particulièrement vive. Il suffit d’évoquer l’importance du jeu en ligne, créateur « d’univers persistants », le recyclage et l’appropriation de fictions traditionnelles, la multiplication des identités fictives pour entrevoir la complexité que peut revêtir la fiction lorsqu’elle est partagée en réseaux. Trois registres de questions pourront être envisagés : 1) le rapport réalité / fiction sur internet, 2) les nouvelles formes artistiques développées sur le web et leurs rapports à la fiction, 3) la création de fiction sur internet et le rapport à l’hypertexte.

La question des représentations

La question des représentations est au cœur des arts visuels et de la fiction. De par sa puissance métaphorique, le mot se prête à de très nombreuses définitions selon les contextes où il est utilisé. Si la relation de correspondance, de renvoi ou de substitution sont communes aux représentations factuelles et fictionnelles, quelles sont alors les particularités de ces dernières ? Si l’absence de référence ou de dénotation dans notre monde ordinaire ne nous aide guère à caractériser la fiction, comment appréhender les aspects positifs et créatifs de celle-ci ? Comment, en dépit de l’inexistence de toute dénotation, l’objet fictionnel est-il malgré tout apte à modifier l’univers de croyance de celui ou celle à qui il est destiné ? Et puisque ce qui est conçu à un moment comme vérité peut devenir ultérieurement simple croyance ou affabulation comme dans le mythe, ne faut-il pas alors considérer avant toute chose l’usage et le niveau de croyance comme ce qui vient fonder un objet comme fictionnel ?

Dans leurs situations aux marges des fictions canoniques, les fictions artistiques et visuelles viennent nous interroger sur le statut de la croyance et l’importance des niveaux de représentations dans la génération des univers fictionnels. Filmer une troisième fois l’attaque d’une banque sous la directive de son auteur et braqueur (Pierre Huyghe) ; réaliser comme artiste les actions de l’héroïne d’un livre qu’un écrivain avait pris préalablement pour modèle chez cette même artiste (Sophie Calle) ; juxtaposer plusieurs films et autant de trajets vers un même événement (Melik Ohanian) ; Parodier le site de l’Organisation Mondial du Commerce (The Yes Men), construire un espace réel en trois dimensions en miroir de celui du spectateur (Leandro Erlich) ; ou plus simplement figurer la sieste du peintre (Jean Le Gac), (etc…), n’est-ce pas de façon à chaque fois différente, nous mettre dans et devant le passage d’un monde à un autre ? Et gommer un peu à chaque fois la priorité de notre monde ordinaire en l’ouvrant vers une pluralité de mondes possibles ?
INTERVENANTS :

(artistes) (théoriciens)

Eric Rondepierre
Melik Ohanian Jean-Marie Schaeffer
Peter Hill Kendall Walton
Pierre Giner Marie-laure Ryan
Alain Declercq Jérôme Pelletier
Andy Bichlbaum
(The Yes Men) Jean-Pierre Mourey
Yann Toma Alexandra Saemmer
Simon Boudvin Jacinto Lageira
Richard Conte Monique Maza
Joana Hadjithomas et Khalil Joreidge Yannick Maignien
Lorenzo Menoud Pierre Hyppolite

Vendredi 24 novembre

Université Paris 1 – Panthéon-Sorbonne
Salle des conseils (Salle 1)
12, place du Panthéon, 75005, escalier M, premier étage

(70 places)

9h 15

Accueil des participants et ouverture du colloque :

Dominique CHATEAU, directeur de l’École doctorale, UFR 04, Bernard GUELTON, organisateur du colloque

PRATIQUES ARTISTIQUES EN REGARD DE LA FICTION (I)

Modérateur : Dominique CHATEAU

1) 9h 45 Jacinto LAGEIRA, Université Paris 1, France, « En réalité. Sur le fictionnalisme et ses hybrides.

Qu’a changé dans notre relation à la réalité l’idéologie du fictionnalisme ? Celle-ci se caractérise par une pratique et une production de formes hybrides où s’entremêlent si bien des éléments factuels et fictionnels, concrets et imaginaires, qu’il est parfois très difficile d’en faire la part.

2) 10h 15 Eric RONDEPIERRE, artiste, Université Paris 1, « Vers la fiction ».

Eric Rondepierre extrait des images issues de longs métrages de fiction. Il les reprend en photo, les « photogramme », les agrandit, les expose.

3) 10h 45 Joana HADJITHOMAS et Khalil JOREIDGE, cinéastes, Liban, « Amale, sauve-moi ».

Nous avons toujours travaillé avec des images empruntées, des images latentes, rémanentes, rendant fictionnels des documents ou des films pour questionner l’Histoire de la guerre ou des guerres civiles libanaises, pour espérer le « retour de l’image ». En avril 2006, lors de l’avant-première de notre long métrage « A perfect day » au Liban, une aventure a fait que la fiction tout d’un coup a pris des allures de document…

11h 15 Questions

4) 11h 30 Pierre GINER, artiste, France, « Qu’est-ce que ça veut dire ? Interprétation et fiction dans l’exposition »

Où le spectateur se pose la question et participe de « ce que ça raconte » : « Ça dure un peu », « Elsewhere », « I-dance » ou « Misc-spaces », des oeuvres comme objets d’usage, situations d’exposition et potentiel fictionnel.

5) 12h Alain DECLERCQ, artiste, France, « Etat de siège ».

« […] Où des mouvements de troupes engagées dans un quadrillage de la capitale font apparaître la « grande muette » comme un envahisseur particulièrement inquiétant » Xavier Francesci, Revue Plastik n°2.

12h 30 Questions et déjeuner

Vendredi 24 novembre
(Après-midi)

PRATIQUES ARTISTIQUES EN REGARD DE LA FICTION (II)

Modérateur : Jacinto LAGEIRA

6) 14h 30 Yann TOMA, artiste, Université Paris 1, « Ouest lumière ».

L’entreprise Ouest-Lumière existe depuis 1905. Réactivée en1991 (rachat du nom et de la marque à l’INPI), elle est aujourd’hui dirigée par Yann Toma, son Président à vie. Elle est composée de membres Fondateurs (10 membres), d’un Comité Exécutif (12 membres), d’actionnaires (157 membres), d’agents (90 membres) et d’abonnés (100 000 membres). La première campagne publicitaire Ouest-Lumière en Inde vient d’être lancée dans la ville de Neemrana (Rajasthan) en mai dernier. La population est concernée sur plusieurs années. Elle est sollicitée sur des champs de proposition bien précis : la téléportation, la transmission de pensée, le transferts de flux, le clonage, la production de radion…
www.ouest-lumiere.org

7) 15h Richard CONTE, artiste, Université Paris 1, « Richard Conte2 ».

Issu d’un milieu modeste d’Italiens immigrés, Richard Conte se distingue par une palette de dons hors du commun (…). Dessinateur, musicien, il excelle également dans la comédie (…). Richard Conte possède un physique attachant et un registre étendu, qui lui permettent d’exprimer la fragilité comme le cynisme (…). Richard Conte expose régulièrement ses dessins et peintures.

http://www.dougmacaulay.com/kingspud/sel_by_actor_index_2.php?actor_first=Richard&actor_last=Conte

8) 15h 30 Jean-Pierre MOUREY, CIEREC, Université St Etienne, « Fiction de l’encyclopédie — De la véridicité des images ».

Analyse d’oeuvres de J. Fontcuberta, P. Christin et E. Bilal, J.L. Borges et d’autres rejouant des domaines et des procédures de l’encyclopédie. Les oeuvres étudiées ici sont des fictions scientifiques, ethnologiques, architecturales. Il s’agira d’en repérer les stratégies lorsqu’elles imitent des champs du savoir et nous font croire en leur véridicité.

16h Questions

9) 16h 15 Pierre HYPPOLITE, Université Limoges, « Peintures figuratives et dispositifs fictionnels contemporains ».

Le tableau figuratif sert souvent d’interface entre le monde et sa représentation littéraire. Mais, si « on entre sans peine en fiction quand on va voir un Géricault » (Jean Arrouye), il est communément admis que la peinture figurative contemporaine récuse la fiction ou la rend indécise (Jean-François Lyotard). Pour J.-M. Schaeffer la fiction picturale ou romanesque s’élabore sur le même principe. La peinture (hyper)réaliste ou la figuration narrative posent la question de la production, de la narration et de la réception de l’œuvre picturale et littéraire. On ne peut que constater le nombre de renvois explicites à ce type de peinture dans les textes romanesques contemporains. Alain Robbe-Grillet, G. Perec, J. Echenoz, J.-P. Toussaint… font ainsi référence aux tableaux de E. Hooper, J. Monory, Erro… Comment ces tableaux déclenchent-ils le désir de fiction ? Comment la fiction donne-t-elle corps à leurs images ? Du tableau à l’image rhétorique, de l’image textuelle à l’image mentale, comment l’écriture modélise-t-elle des représentations supposées connues du lecteur ? Quel est le degré d’interactivité de ces images ? L’analyse de dispositifs picturaux et littéraires contemporains (G. Perec, J. Echenoz, J.-P. Toussaint) peut permettre de mettre en évidence le rapport nouveau de cette peinture à la fiction littéraire. Leur rapprochement peut aider à saisir ce qui se joue dans la représentation littéraire et picturale et permettre d’approcher la pensée visuelle et émotionnelle propre à la fiction.

10) 16h 45 Melik OHANIAN, artiste, France, « Seven Minutes Before ».

11) 17h 15 Lorenzo Menoud, artiste et chercheur, Suisse, « Mes fictions – entre théorie et pratique ».

Au cours de cette intervention, je vais présenter une partie de mon travail artistique (installations, performances et vidéos) en relation avec ma conception de la fiction, notamment avec l’idée selon laquelle la fictionalité ne peut s’appliquer qu’aux oeuvres discursives (cf. Qu’est-ce que la fiction ?, éditions Vrin, 2005). Plus concrètement, si la fiction est bien la mise en forme institutionnelle et sociale de notre envie de raconter des histoires dans un cadre ontologique donné, quel sera alors le statut d’une performance filmée où l’artiste déguisé en travailleur intervient sur des panneaux de signalisation routière pour en détourner le sens?

12) 17h 45 Simon BOUDVIN, artiste, France, « Already made »

« Already made » est un titre regroupant un ensemble de photographies d’architectures readymade, d’un architecte cancre qui refuse de designer de nouveaux volumes. « hlm.html » et « réserves&garnisons » sont deux sites internet diffusant deux séries d’images issues de deux fictions urbaines parallèles.

18h 15 Questions et fin de la première journée

Samedi 25 novembre 2006

Université Paris 1 – Panthéon-Sorbonne
Amphithéâtre TURGOT
17, rue Victor Cousin, 75005 (Entrée cour d’honneur de la Sorbonne)

(200 places)

FICTIONS « EN LIGNE »

Modérateur : Yann TOMA

1) 9h 30 Yannick MAIGNIEN, « Vérité et fiction sur le web ».

Les capacités du Web à mettre en oeuvre des mondes possibles, déjà réalisées pour l’univers persistant de jeux de rôles (« Deuxième monde », « Second Life »…) peuvent-elles s’étendre, par la mise en place de communautés virtuelles, à d’autres sphères sociales et culturelles (de la connaissance, de la politique, de l’économie, de la création artistique, de l’éducation…) ? Quelques pistes de réflexion.

2) 10h Monique MAZA, CIEREC, Université St Etienne, « Usimage, web-frictions entre réels et fictions ».

Analyse de quelques points de contacts et de résistances (de “frictions”) entre réel et fiction — et les concepts qui s’y rattachent, revisités à l’aune d’Internet —, à partir de l’exploration d’« Usimage », une œuvre conçue par et pour le Web.

3) 10h 30 Alexandra SAEMMER, CIEREC, Université St Etienne, « Espaces intimes en réseau ».

Un certain nombre de travaux ont traité des implications socioculturelles de l’écriture intime en réseau. Dans un premier temps, je résumerai rapidement les principaux aspects de cette entreprise paradoxale de se confier sur la toile. Je me pencherai ensuite sur certaines caractéristiques formelles du journal intime en ligne. En analysant l’action de l’animation et du lien sur la matière textuelle, je poserai la question de savoir si, en dehors de la présence des lecteurs, ces « figures de style » de l’écriture intime en ligne constituent peut-être déjà des esquisses, des « embryons de fiction » ; si l’hypertexte et l’animation, introduisant une fuite dans les mots, font perdre au discours intime sa prétention à dire « vrai ».

11h Questions

4) 11h 15 Andy BICHLBAUM, (The Yes Men), artiste, USA-France, « Welcome Halliburton.com to Halliburton.com ».

5) 11h 45 Marie-Laure RYAN, Chercheur, USA, « Mondes fictionnels à l’âge de l’Internet ».

Examinant diverses formes de fictionnalité rendues possibles par la technologie informatique - jeux vidéo, pratiques transfictionnelles telles que la « fan-fiction », machinima, et mondes en ligne - cet exposé interroge l’influence des propriétés distinctives des médias numériques, tout particulièrement la communication par réseaux, sur l’expérience des mondes fictionnels et leur rapport à la réalité.

12h 30 Questions et déjeuner

Samedi 25 novembre 2006

Université Paris 1 – Panthéon-Sorbonne
Amphithéâtre TURGOT
17, rue Victor Cousin, 75005 (Entrée cour d’honneur de la Sorbonne)

(200 places)

FICTIONS ET REPRÉSENTATIONS

Modérateur et traducteur : Stephen WRIGHT

6) 14h 30 Peter HILL, artiste, Australie, « True Lies and Superfictions ».
(anglais/français)

Dr Peter Hill will describe how in 1989 he invented a fictitious museum in New York called The Museum of Contemporary Ideas based on Park Avenue. Ostensibly the biggest new museum in the world, bankrolled by the Cameron Oil company and their benefactors Alice and Abner “Bucky” Cameron. Initially this was a “mail art’ project with press releases sent out to agencies such as Reuters and Associated Press, curators, gallerists, art journals, and artist friends. By 1992 it had become a web-site and this can be visited at: www.superfictions.com Dr Peter Hill fabricates the work of all the invented artists showing in the museum - paintings, videos, installations - and these eventually underwent a detournement to become characters in a new superfiction called The Art Fair Murders. This is part art installation, part novel, part website. The novel is called “Thirteen Months in 1989″. It speculates on what would happen if there was a serial killer loose in the art world committing murders at international art fairs throughout 1989 - the year of the Berlin Wall coming down and the Tank Hero in Beijing. Hill is currently developing the work of two painters from the novel who have a rivalry between them. Both are from Texas (USA) and they are called Herb Sherman and Hal Jones. Some of these “works in progress” will be shown in Paris. Hill invented the term “Superfiction” in 1990 to describe the work of a number of artists who had created fictional worlds including Res Ingold (Switzerland), Joan Fontcuberta (Barcelona), SERVAAS (Netherlands), Seymour Likely (Netherlands), Business Art Business (Italy), IRWIN (Slovenia), Rodney Glick (Australia), Guillaume Bijl (Belgium), and David Wilson’s Museum of Jurassic Technology (USA). Hill has coined several new art terms in addition to “The Superfiction”. These include: “Heroic Amateurism”, “Aesthetic Vandalism”, “Logical Extremism” and “Splitting the Eleven”.

7) 15h 30 Kendall WALTON, Université du Michigan, USA, « Sports as Fiction : When Fiction and Reality (Partly) Coincide » (anglais/français)

Fiction typically contrasts with reality. But what is true in fiction is often true in the real world as well. One area in which overlap between fiction and reality is important is that of sports and other competitive games. The experiences and activities of participants and spectators in sporting events often involve an element of fiction, of make-believe; sporting events are strikingly similar in some ways to theatrical performances, for instance. But differences between them are especially interesting, in particular differences concerning the coincidence and intermingling of fiction and reality.

16h 30 Questions

8) 16h 45 Jérôme PELLETIER, Université de Brest et Institut Jean Nicod (CNRS/EHESS/ENS), « Image, interaction et fiction ».

L’art visuel digital n’est plus tout à fait visuel. Les nouvelles technologies de l’image introduisent une dimension supplémentaire à la représentation visuelle sur le plan de l’action. Il va s’agir d’explorer certaines implications émotionnelles de l’expérience d’une œuvre digitale interactive – l’interaction avec l’œuvre fait-elle de mes propres actions la source des émotions esthétiques? – et certaines implications ontologiques - l’œuvre est-elle réellement modifiée par l’interaction ?

9) 17h 15 Jean-Marie SCHAEFFER, C.N.R.S., « Quelles fictions ? »

La notion de « fiction » est plurivoque, non pas seulement parce que les pratiques qu’on regroupe sous ce terme sont multiples, mais encore parce que toute fiction est la résultante de deux forces divergentes : la fiction leurre - la mimèsis platonicienne - et la fiction-modèle - la mimèsis aristotélicienne -. Il y a autant de figures de la fiction qu’il existe d’équilibres instables de ces deux forces divergentes, c’est-à-dire un nombre indéfini.

18h Questions, FIN DU COLLOQUE, SYNTHÈSE ET OUVERTURE